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Nous avons déjà abordé dans un précédent blog les différents diagnostics obligatoires lors de la vente d’un bien immobilier (cf. notre post du 9 janvier). Auto-citons nous donc : « jusqu’à huit pièces annexes seront jointes à l’acte de vente : le mesurage de la surface habitable des biens en copropriété, selon la loi dite « Carrez », l’état des risques naturels et technologiques délivré par la mairie, l’état des installations de gaz, le diagnostic de performance énergétique (DPE), le constat de risque d’exposition au plomb (pour les immeubles antérieurs à 1949), le diagnostic amiante (pour les immeubles construits avant 1977) le diagnostic termites (dans 70 départements déclarés à risque) et le petit dernier : le diagnostic de l’installation électrique ». Ouf, n’en jetez-plus ! Petit dernier car c’est depuis le 1er janvier seulement qu’un diagnostic de l’installation électrique est obligatoire, uniquement dans le cas d’immeubles âgés de plus de 15 ans.
Chacun de ces diagnostics doit être réalisé par un opérateur certifié (Afnor, Dekra…). La mesure laisse donc l’impression de mesure de bon aloi, soucieuses d’éclairer l’acheteur dans sa transaction. Oui, mais tout cela a un coût (pour le vendeur, mais comment ne pas penser qu’il est répercuté à l’acheteur ?) Capital.fr du 31 décembre s’attarde sur notre diagnostic nouveau-né : faire établir une évaluation de l’installation électrique pourra à lui seul vous coûter 300€ et porter le total de la facture à 800€ (estimations pour un T5). Mais le problème, c’est que, entreprise certifiée ou pas, ces diagnostics ne sont pas fiables ! C’est en tous cas le pavé dans la mare que vient de lancer la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) en publiant une étude (cf. l’expansion du 28 décembre) qui pointe un taux d’anomalie constatées de plus de 50% dans le domaine du diagnostic immobilier. Excusez du peu ! Information peu fiable, problèmes dans l’affichage des prix, dans la délivrance des notes, dans les règles de facturation, dans les publicités, dans la qualification professionnelle des agents… Et en tire la conclusion que l’indépendance du secteur (de qui ? Des vendeurs ? Des agences ?) est « à améliorer ». Bonne idée en tous cas de contrôler les contrôleurs, mais qui contrôlera la DGCCRF ? Le gouvernement, qui vient de prévoir son démantèlement et sa mise, département par département, sous l’autorité des préfets. De là à dire que ses conclusions déplaisent, il y a un pas. Mais c’est notre diagnostic, et il est gratuit !
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